Les sextoys

La boite à plaisir...

Pour certains elle contient du chocolat, pour d’autres… des sextoys.

 

Aaah les sextoys. Ces objets qui pour certain.e.s font maintenant partie du quotidien, ou pour d’autre restent de vrais mystères inutiles…

 

L’histoire commence très tôt, puisqu’on en retrouve des traces dès l’Antiquité, fabriqués en matériaux naturels. Après une période de tabou et de culpabilisation (coucou l’Eglise), les premiers sextoys « modernes » inventés fin XIXe siècle, servaient malheureusement à traiter la fameuse hystérie et autres troubles psychiatriques de la femme.

Durant le XXe, après une première période de tabou et de stigmatisation, leur usage se démocratisent grâce aux mouvements féministes, de libération sexuelle et aux boutiques spécialisées.

 

Aujourd’hui, ces objets de bien-être se sont invités dans nos chambres à coucher. On estime qu’environ 45% des femmes en posséderaient au moins un, et environ 1 homme sur 4 en auraient déjà utilisé. Environ 35 % des couples déclarent en avoir déjà utilisé ensemble, et bien que l’usage soit majoritairement fait par les 25-40 ans, les femmes de plus de 45 ans s’emparent de plus en plus de ces outils.

 

Pour soi, cela permet de mieux connaitre son corps, ses goût et ses plaisirs. On identifie ce qui nous fait plaisir, et s’ouvre à des sensations nouvelles. Cette connaissance de soi devient un levier de confiance et d’affirmation.

C’est également un bon outil de réappropriation corporelle, notamment après un traumatisme ou un changement important (maladie, accident…). Cet objet magique peut devenir un moyen de se recentrer sur les sensations plutôt que sur la performance, et initie une relation plus apaisée à l’intimité sexuelle.

 

À deux ou plus, il permet d’ouvrir la communication, de se découvrir l’un l’autre en créant un espace de curiosité partagée. En diversifiant les expériences et variant les pratiques, il aide également à rendre l’intimité plus ludique, moins empreinte de performance. Il ne tient qu’aux participants d’en faire un outil relationnel qui soutient la complicité et la confiance.

 

Il y en a pour tous les goûts, toutes les formes et tous les usages ! Du plaisir solo au jeu en duo, de la douceur aux pratiques plus piquantes, il existe également des accessoires et des cosmétiques (huiles, bougies…). Tous nos sens peuvent être stimulés, et l’exploration permet de trouver ce qui nous convient selon notre humeur et nos envies.

 

Mythes et croyances :

Si j’en utilise un, c’est que mon partenaire ne me suffit pas : Comme dans les jeux vidéo, on peut jouer solo ou en multi.

  • le sextoy ne remplace pas la présence, la tendresse, la complicité, la connexion émotionnelle. C’est un complément.
  • La sexualité peut être un espace individuel, et prendre du plaisir seul.e ne veut pas dire que l’on n’aime pas l’autre.

 

C’est gênant, honteux ou ‘pas normal’.

Cette croyance nous est souvent induite par l’éducation, les tabous autour du plaisir (surtout celui de la femme), on a longtemps valorisé la discrétion et le silence… Sauf qu’avoir une sexualité libre, assumée ou simplement curieuse ne dit rien de la valeur d’une personne, ni de sa moralité.

 

 

Ça va me rendre dépendant·e.

Un sextoy ne crée pas de dépendance. Il peut apporter des sensations différentes, mais il ne remplace pas la diversité émotionnelle, relationnelle et sensorielle d’une interaction humaine.

Cependant, une utilisation répétée et prolongée des vibromasseurs — en particulier à haute intensité — peut entraîner une surstimulation et une perte temporaire de sensibilité, qui s’estompe en quelques heures.

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