C’est un phénomène souvent mentionné dans les témoignages, mais peu étudié pour le moment. Il toucherait plus souvent le genre féminin mais le genre masculin peut également être concerné. C’est impressionnant voire déroutant, mais rien de grave ici. Voici quelques pistes d’explications.
L’orgasme, c’est ce pic d’excitation génitale et émotionnelle. La chute brutale des neurotransmetteurs sécrétés lors du rapport et de l'orgasme (sérotonine, endorphine, ocytocine…) couplée au relâchement musculaire et nerveux du corps peut « abaisser » nos barrières psychiques, et il y a donc une décharge émotionnelle.
Des personnes très sensibles peuvent également pleurer de joie, d’euphorie, exprimant par là leur plaisir, leur connexion avec l’autre, la confiance dans ce moment de vulnérabilité… Certain.e.s peuvent également voir dans la fin du rapport la fin de l'attention portée par le partenaire, ou la fin de leur connexion particulière.
Pour d’autres, c’est un sas de décompression, quand le contexte est lourd ou que le retour à la réalité est peu souhaité (quotidien pesant, relation qui bat de l’aile, sexualité non assumée…). Un traumatisme ou une aggression ancien.ne.s, enfoui.e.s, peuvent également refaire surface ou se manifester dans le corps à cette occasion.
Que faire ?
La.e partenaire peut ne pas comprendre, ou se sentir decontenancé.e. Le mieux est de demander à la personne ce dont elle a besoin, ce qu’on peut faire pour l’aider à vivre ce moment. Selon chacun.e, on préférera de la distance physique et du calme, ou un câlin contenant, avec des mots doux et rassurants. Il faut montrer à l’autre que l’on est présent.e.
Si les larmes ne surviennent que ponctuellement, et se régulent avec relâchement et plénitude, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Dans le cas contraire, il s’agit peut-être d’une dysphorie post-coïtale. Ce phénomène, qui ne nécessite pas forcément la survenue d’un orgasme, est un ensemble de sentiments (tristesse, anxiété) et de comportements (pleurs, irritabilité, agitation) qui surviennent jusqu’à 2h après un rapport. Cet état peut durer plus d’une heure et ne semble pas apaisé par le réconfort du.la partenaire.
En ce cas, il est mieux de consulter un spécialiste afin de déterminer les causes du mal-être et se faire accompagner dans sa résolution.
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