À chaque cycle — souvent entre 21 et 35 jours — l’endomètre, la muqueuse interne de l’utérus, s’épaissit sous l’effet des hormones, les oestrogènes. Si aucune implantation embryonnaire (ou grossesse) n’a lieu, cette muqueuse se désagrège et s’évacue par le vagin : ce sont les menstruations. Un processus physiologique normal, qui témoigne simplement de l’activité hormonale du corps.
Normal
Saigner 2 à 7 jours
Crampes légères à modérées
Couleur du sang variable
Légère fatigue
Petits changements digestifs
Odeur métallique légère
Pas normal
Saigner très abondamment (protection saturée en 1–2h)
Douleurs qui empêchent les activités
Caillots nombreux ou très gros
Malaise, fatigue extrême
Fièvre, vomissements importants
Odeur forte ou inhabituelle
Le SPM — syndrome prémenstruel — désigne l’ensemble des symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui apparaissent dans la seconde partie du cycle, c’est‑à‑dire après l’ovulation environ 14 jours avant les règles et jusqu’à l’arrivée de ces dernières.
Il est lié aux variations hormonales (notamment œstrogènes et progestérone) et à la manière dont le système nerveux y répond.
On peut y retrouver :
- une sensibilité émotionnelle accrue
- irritabilité, anxiété, baisse d’énergie
- tensions mammaires, seins gonflés
- ballonnements, maux de tête
- troubles du sommeil ou de la concentration
Le SPM n’est pas une “anomalie” : c’est une réponse physiologique que beaucoup de personnes menstruées expérimentent, avec une intensité très variable d’un cycle à l’autre.
Il existe également le trouble dysphorique pré-menstruel : contrairement au SPM, il est invalidant au point d’impacter le travail, les relations, la vie quotidienne. On estime qu’il touche 3 à 8 % des personnes menstruées.
On remarque :
- des symptômes émotionnels sévères (irritabilité marquée, anxiété, dépression, pensées suicidaires)
- des symptômes physiques (fatigue extrême, douleurs, hypersensibilité mammaire, troubles du sommeil, difficultés de concentration)
qui apparaissent exclusivement en phase prémenstruelle et disparaissent quelques jours après le début des règles. Des traitements existent et permettent d’atténuer l’intensité du trouble.
Quelques idées reçues :
Le sang menstruel n’est pas plus « sale » que le sang d’une coupure. Il contient : du sang, un peu de muqueuse utérine, de l’eau, des protéines.
L’idée de « saleté » ou de personnes « impures » vient d’anciens tabous religieux et sociaux, pas de la biologie.
Dans de nombreuses cultures, les règles ont été associées à la honte pour contrôler le corps des femmes et des personnes menstruées.
Les douleurs ne sont pas « normales » si elles empêchent de vivre : elles méritent une évaluation médicale.
Une hygiène normale suffit. Se laver « trop » ou avec des produits agressifs peut perturber la flore vulvo-vaginale.
Ajouter un commentaire
Commentaires